Les sept pécheurs capiteux
Dimanche 05h30, sans vouloir faire preuve de PARESSE, je trouve ça un peu trop matinal à mon goût. Donc 05h30, direction St Gilles pour une matinée de pêche au gros (et non pas le gros à la pêche, faisez attention à qu'est-ce que vous dites).

Dés sa sortie du port, notre humble embarcation filait sur les flots se fracassant sans cesse sur les vagues. L'air était chargé d'embruns iodés qui fouettaient nos visage tel un immense essaim de moustiques invisibles qui piquaient. Submergé par l'émotion, je réalisais que sur l'immensité de cet océan, coincé entre le ciel et la terre notre navire me paraissait maintenant plus qu'un frêle esquif abandonné au grès des humeur de Neptune, seul dieu de cet univers aquatique et de notre destin. Dans ces errements de solitude le brouhaha du moteur diesel semblait au chant mélodieux et ensorcellant des sirènes cherchant à nous charmer pour nous faire périr sur les écueils..................

Enfin bon, on a beau faire la poésie au bout d'un moment c'est quand même chiant d'attendre que le poisson daigne montrer le bout d'une nageoire. Je sais pas si ils sont à la messe ou si ils ont fait la fête en boite (de conserve) hier soir, mais en tout cas pour le moment peau de balle (ou du moins écaille de balle). Alors pour patienter on peut se prendre pour Lolo DiCarpaccio et devenir le King (Kong) of le bout du bateau (faut pas etre trop ENVIEu, je lui laisse le world).


Faut quand même avouer que question pêche j'ai jamais de chance, généralement le poisson me nargue (bouffe mes appats et me regarde de ses yeux vitreux en me faisant une nageaire d'honneur). J'ai déjà du mal à ferrer une truite alors qu'est-ce que je viens tenter du mastard. Les seuls que j'arrive à attraper facilement sont carré et s'appelle Findus ou Capt'ain Igloo.
La COLERE monte, la poésie ça passe le temps, faire son cinéma aussi mais au final on va rien ramener à part un coup de soleil et peut-être une bonne cuite. Heureusement que pour nous distraire Flipper vient nous faire un petit coucou avec ses potes. 80€ pour voir des dauphins autant aller au "grand bleu" se faire un safari pour moitié moins cher, non c'est pas de l'AVARICE.





Et enfin au bout de presque quatre heure d'attente, une touche. Alléluia. C'est Olivier qui s'installe en premier sur le fauteuil et qui remonte un joli thon banane (mais bon il était pas mure, il était pas jaune).


Ensuite ça s'enchaîne à un rythme infernal, c'est mon tour, et hop, oui hop, oui j'ai eu un poisson, une jolie dorade Coryphène (rien à voir avec le sapin, d'ailleurs elle, elle est con et on peut rien y faire). Ludo aussi en pêche une, mais c'est la mienne la plus grosse (on parle encore de poisson je vous signale), non c'est pas de l'ORGUEIL, c'est juste la vérité.





Au final on a eu neuf poissons: 2 thons Albacore dont un de 40kg (ça éveil la GOURMANDISE tout les bons steaks qu'on peut faire dedans) sorti par olivier et Roland, 4 thons banane et 3 dorades Coryphène. Belle journée.


Je sais, vous avez tout bien lu et vous vous êtes rendu compte qu'il manquait un des sept péchés: la LUXURE, mais celui là je peux pas le détailler, il y a des enfants qui lisent ce blog. Je me le réserve donc pour ce soir afin de finir avec plaisir cet agréable jour du seigneur.